BRUXELLES 1MUNUCCLE

Vu au forum citoyen sur l’égalité de genre 

This article is written according to the point of view of La Libre Belgique – Belgium newspaper. Cet article a été rédigé selon le point de vue du journal belge La Libre.

Les femmes et les hommes peuvent-ils vraiment être égaux ? Ou faut-il, au contraire, accepter qu’il existe des différences naturelles entre les genres et qu’elles se traduisent dans la société ?
C’est autour de cette question que le comité sur l’égalité des genres s’est animé pendant plusieurs heures, entre débats passionnés, propositions parfois surprenantes et quelques désaccords bien marqués.

Avis tranchés

Les présidents du forum citoyen sur l’égalité de genre, Nicole Vasiliu-Bolnavu et Ander Jolliffe Golderos, ainsi que la huissière, Melody Winkel. 

« C’est important de créer une équité homme-femme, mais ça serait dommage d’aller trop dans l’extrême et de perdre les différences entre les femmes et les hommes, celles-là mêmes qui nous font avancer. » explique un citoyen vietnamien, qui se situe au centre droit du spectre politique.
Une position mesurée, qui reflète une partie du forum : ceux qui pensent qu’il faut avancer vers plus d’égalité, mais sans « effacer » les différences biologiques ou culturelles.

À l’opposé, une citoyenne indienne de gauche, rappelle que « les droits des femmes sont fondamentaux au bon fonctionnement de la société. » Pour elle, l’égalité n’est pas une option, c’est une nécessité démocratique. Selon cette tendance, tant que les femmes ne disposent pas des mêmes opportunités que les hommes dans l’éducation, le travail ou la politique, le combat doit continuer.

Des propositions variées et extrêmes

Une citoyenne proche de l’extrême gauche a surpris tout le monde avec une idée pour le moins radicale : la création de « gangs féministes » destinés à protéger les femmes dans la rue et à faire pression sur les autorités pour accélérer les réformes. Une proposition reçue avec un mélange de rires, d’inquiétude et de curiosité dans la salle.

Mais tout le monde ne partage pas cette vision. Un citoyen des États-Unis, proche lui de l’extrême droite, n’a pas hésité à provoquer un silence gêné dans la salle en déclarant que « les femmes méritent d’être à la maison. » Une phrase qui a fait bondir plusieurs déléguées et relancé un débat déjà fructueux sur la place des femmes dans la société.

De leur côté, les plus modérés ont préféré parler d’éducation et de culture. Selon eux, le vrai changement doit venir de là : apprendre dès l’école à respecter les femmes, à partager les tâches et à briser les stéréotypes. Ils insistent sur l’importance de mesures concrètes comme la parité dans les entreprises, l’égalité salariale et l’accès égal à la formation.

Vers l’égalité ?

Au fil des heures, le comité a montré que l’égalité des genres reste un combat d’idées avant tout. Entre ceux qui veulent une égalité stricte, ceux qui prônent une simple équité, et ceux qui refusent tout changement, le consensus semble encore loin.

Mais une chose est sûre : le débat a permis de libérer la parole. Les discussions ont été parfois vives, parfois drôles, souvent sincères. Et au fond, c’est peut-être là que réside la vraie avancée : oser parler des inégalités pour enfin les comprendre.

Dans un monde où certaines femmes doivent encore se battre pour exister, le comité sur l’égalité des genres nous rappelle que l’égalité n’est pas un cadeau.

Kamil Si Mohand, Terminale, Lycée Philippine Duchesne – ITEC Boisfleury

Toutes les photos ont été prises par Elwenn Gerbeaux

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