Voyage au CERN – S7
Un réveil qui pique à 5h30 pour les élèves de S7 et les deux professeurs accompagnants, M. Gilles et Mme Oliva, qui participent au voyage du CERN. Tout a commencé l’année passée en juin, où tous les élèves des classes de physique de S7 furent invités à candidater pour ce voyage, en envoyant une lettre de motivation. Seulement 3 personnes par classe, 2 pour certaines sections, la concurrence fut rude et malgré la déception de certains, les heureux élus se retrouvent enfin à Zaventem, direction Genève en Suisse.
L’observatoire de Genève

Après être arrivés et avoir pris le temps de déposer nos bagages et de découvrir que nos chambres n’étaient pas prêtes… Nous sommes partis pour l’observatoire de Genève. Accueillis par une étudiante en astrophysique qui finissait sa thèse, nous avons pu faire une visite complète. On y a appris que l’observatoire en soi ne scrute pas les étoiles, à cause de la pollution lumineuse de Genève, de toute façon le seul télescope présent ne serait pas assez gros pour être utile à de vraies recherches. Ce mirador des étoiles a une tout autre fonction, il s’occupe de gérer un autre télescope bien plus gros au Chili dans les Andes. Après la visite vint le temps de rentrer, en bus ou au pas de course pour les 4 sportifs accompagnés de M. Gilles, 13 km à 5 min 30 du km, on les applaudit pour l’effort !
La Croix-Rouge
Mercredi 5 novembre, réveil tranquille à 8h pour les élèves, au programme de la matinée, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Fondée en 1863 à Genève par Henry Dunant, la Croix-Rouge est née de la volonté d’apporter une aide neutre et organisée aux blessés de guerre. Ainsi nous avons pu visiter l’exposition permanente qui aborde les grands enjeux de l’action humanitaire. Elle traite notamment de la protection de la dignité humaine, de la reconstruction des liens familiaux et de la prévention des catastrophes naturelles. À travers témoignages et dispositifs immersifs, elle nous a invités à réfléchir à notre rôle face aux crises contemporaines.
Le Conseil Européen de Recherche Nucléaire
Nous sommes ensuite partis de la Croix-Rouge pour arriver jusqu’au CERN. A peine arrivés, on nous a fait monter dans un car, direction les bâtiments de contrôle du CERN. Accueillis par un guide, nous avons découvert une multitude de choses. Ainsi le CERN a pour but de comprendre l’univers dans sa composition et son fonctionnement. Pour cela, des milliers de scientifiques travaillent ensemble en utilisant d’énormes accélérateurs à particules. Ils accélèrent les particules jusqu’à 99,99 % de la vitesse de la lumière, pour ensuite les faire entrer en collision. Cela permet de reproduire les premiers instants de l’univers. Aujourd’hui les scientifiques estiment qu’ils arrivent à reproduire les conditions de l’univers, 4 secondes après sa création.
Les accélérateurs sont fascinants, tout commence avec l’hydrogène. On y extrait des protons qui sont ensuite propulsés par des champs électromagnétiques. Des ondes radio leur apportent de l’énergie et des aimants les maintiennent sur une trajectoire circulaire. À l’intérieur du système, des milliards de collisions ont lieu chaque seconde, produisant ainsi une quantité énorme de données que les chercheurs analysent avec précision. Le CERN abrite plusieurs accélérateurs qui sont tous interconnectés. Le plus célèbre est le Grand Collisionneur de Hadrons, le LHC. Il forme un anneau souterrain de 27 kilomètres.

De cette visite on en gardera tous des souvenirs magnifiques comme en témoigne Ines Garcia-Meler : « Ce que j’ai préféré lors de la visite (mis à part la boutique), c’est la conférence sur les perspectives du CERN pour les 100 prochaines années. Elle a été le déclic qui a renforcé ma passion pour la physique, mon désir de l’étudier plus en profondeur et, je l’espère, de consacrer ma carrière à la recherche. Quel dommage que, ce jour-là, des expériences aient lieu et que nous n’ayons pas pu voir le tunnel où les particules sont accélérées (le LHC) ! Quoi qu’il en soit, c’est une excellente raison d’y retourner. » (Si vous voulez en savoir plus sur le CERN, elle s’est d’ailleurs proposée pour répondre à vos questions, écrivez-lui un mail à son adresse scolaire).
Après cette visite nous avons pu rentrer en transport ou… en courant, M. Gilles et deux des quatre garçons qui s’étaient lancés en rentrant de l’observatoire sont repartis pour une deuxième course à pied. Enfin après une grosse journée, les élèves ont pu sortir pour visiter Genève et aller jouer aux échecs…
L’École Polytechnique Fédérale de Lausanne
Le lendemain, jeudi, c’était la journée sport, levés à 7h pour prendre un train direction Lausanne et l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne. Là-bas nous avons pu assister à une visite guidée du Plasma Center, où réside le tokamak de l’EPFL. Un tokamak c’est une sorte d’énorme donut où l’on chauffe un gaz super fort jusqu’à ce que les particules qui le composent fusionnent pour créer un autre gaz tout en libérant de l’énergie qui nous servira un jour pour alimenter nos foyers. Alors bien sûr aujourd’hui on n’est pas encore capable de libérer plus d’énergie que celle qu’on consomme pour chauffer le gaz mais c’est bien ce genre de laboratoires de recherche qui font avancer la science sur le sujet en espérant un jour avoir une énergie propre et peu chère.
Après le repas sur le campus, on a visité la centrale thermique de l’EPFL, à l’ère de l’I.A. et de la surconsommation, nous avons découvert comment l’université gérait de manière écologique ses centres de données. Accompagnés par deux étudiants qui s’occupent de la centrale, on a découvert comment, à travers d’ingénieux systèmes de refroidissement, la chaleur des serveurs est retransmise à de l’eau qui est ensuite envoyée dans les chauffages de l’école.

Pour terminer l’après-midi nous avons eu le droit à une visite guidée par deux anciennes élèves de l’EEB1, Ana Bevk, étudiante en physique, et Léontine Guichard, étudiante en mécanique. On a pu traverser le campus et découvrir le bar du Campus où certains ont pu, ironiquement, déguster des bières belges, on a visité la bibliothèque et le centre d’étude de l’université, le Rolex Learning Center. La journée s’est conclue par un retour à Genève en train où nous avons pu profiter d’un temps libre, de quoi préparer les valises pour certains ou de… monter sur la montagne surplombant Genève pour d’autres.
Les Nations Unies
Le réveil du dernier jour ne fut pas de tout repos, au programme, visite du Palais des Nations Unies. Le site est grandiose, construit pour la Société des Nations, le palais ne sera utilisé qu’à l’après-guerre pour le siège de certaines des organisations de l’ONU telles que le Conseil des droits humains, car le siège officiel de l’Organisation des Nations Unies reste bien à New York. Nous avons pu suivre une visite guidée à travers les bâtiments et voir la salle principale, où se déroulent les débats.

Et puis déjà c’était la fin, on est allés prendre nos valises à l’hôtel, le train puis l’avion, retour à Bruxelles. Malgré tout une dernière surprise attendait les fans d’échecs, la présence dans notre avion du maître international et créateur de contenu sur YouTube, Julien Song, qui a gentiment accepté de discuter avec nous. On le remercie ! On remercie aussi nos deux professeurs accompagnateurs qui ont été super sympas avec nous et qui ont réussi à créer une ambiance super au sein du voyage comme en témoigne Cézar Martinas : « J’ai vraiment aimé le voyage qu’on a eu à Genève. C’était vraiment immersif, on a pu poser plein de questions et on a découvert plein de nouvelles choses intéressantes. L’entente du groupe était incroyable et je pense qu’on a tous profité au max du voyage ». On passe la main aux prochains S7 !
Marin Bruneval avec l’aide de Cézar Martinas (Source : Clelia Bartholomes ainsi que tous mes souvenirs)


Bel article. Que de bons souvenirs !