BRUXELLES 1VIE DES ECOLES

Interview EUROMAD : Nicole Vasiliu-Bolnavu 

Beaucoup connaissent l’existence des modélisations auxquelles notre école participe annuellement, mais peu se rendent compte des réels impacts positifs qu’elles ont sur les élèves. Il est connu que les MUN sont populaires parce que la participation à une modélisation est un atout dans un CV, qu’elles font louper les cours et font faire des voyages. Les MUN sont pourtant bien plus favorables au développement personnel des élèves qu’on ne le pense. Entre être capable de prendre la parole et défendre les valeurs de son État/citoyen devant une trentaine de personnes, il faut plus de courage qu’on ne le croit pour y arriver.  

Pour nous aider à mieux comprendre cet autre aspect des modélisations, Nicole Vasiliu-Bonavu, S7 à EEB1, a accepté de répondre à quelques questions suite aux deux EUROMAD qu’elles a fait successivement en tant que déléguée.  

En quoi consistaient tes roles ?  

À ma première modélisation j’étais la Grèce dans le comité Blue New Deal centré sur la gestion de l’eau en Europe. Et à ma deuxième j’étais le Portugal dans celui d’EU4Health en rapport avec la santé en Europe (comme L’OMS version européenne). 

Lequels des deux EUROMAD as-tu préfèré et pourquoi ? 

J’ai préféré le deuxième non seulement parce qu’entre temps j’ai fait un MUNUCCLE, ce qui m’a permis de vraiment prendre confiance en moi et en mes capacités à prendre la parole. Ce qui m’a permis d’être plus impliquée dans les débats, grâce à quoi j’ai reçu la mention Honorable. Donc le deuxième était beaucoup plus intéressant pour moi alors que j’étais davantage spectatrice au premier.  

Aurais-tu préfèré un autre poste (à ton deuxième EUROMAD) ? 

Il y avait des commissions innovantes sur les peuples autochtones qui avaient l’air très intéressantes, j’aurais donc peut-être préféré être dans l’une d’elles sachant que j’étais dans une commission plus « normale ». 

Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon délégué ? 

Avoir un minimum de curiosité puisque donner tout son travail à l’IA c’est facile, tout le monde peut le faire. Alors que quelqu’un qui s’intéresse vraiment au sujet et qui est curieux d’en apprendre plus peut être, je pense, plus considéré comme un « bon délégué ». Une autre qualité serait d’être capable de sortir de sa zone de confort, c’est-à-dire ne pas hésiter à prendre la parole et surtout ne pas se donner de limites. 

Quel est le but d’une modélisation ? 

Le but d’une modélisation c’est de faire découvrir le « vrai » monde aux jeunes (lycéens) surtout pour ceux qui envisagent une carrière dans les sciences politiques. C’est aussi très formateur notamment dans la prise de parole en public et la confiance en soi.  

Est-ce stressant de parler devant tout un public ? 

Personnellement j’utilise la phrase « fake it till you make it » (fais semblant jusqu’à ce que tu y arrives) qui m’aide énormément parce que ça devient stressant quand ton public peut voir que tu es stressée. Il faut donc se donner une espèce de façade et faire semblant d’être confiant pour réussir au mieux à parler à ton auditoire. 

Faut-il être bilingue pour y participer ? 

 Ça dépend des comités, certains sont en anglais, d’autres en français, donc non ce n’est pas vraiment nécessaire je pense.  

Comment s’est passée ton expérience là-bas ? 

À mon premier Euromad je n’osais pas trop prendre la parole, j’écoutais plus les autres, donc c’était plutôt une modélisation pour essayer de sortir de ma zone de confort. Mais en général j’avais beaucoup aimé surtout que c’était sur un sujet que je trouvais intéressant. Puis à mon deuxième j’avais fait un MUNUCCLE entre les deux donc j’avais gagné en assurance et pouvais plus me rendre compte que certaines personnes n’étaient pas là pour les bonnes raisons et prenaient la parole pour ne rien dire. Mais à part ça c’était bien aussi. 

Et en quoi cette expérience a-t-elle été enrichissante pour toi ? 

Ça m’a beaucoup aidé à sortir de ma zone de confort, à prendre plus facilement la parole en public mais aussi j’ai appris plein de choses qu’on n’apprendrait pas forcément sans faire de modélisation et on rencontre des gens, ce qui est vraiment très chouette. 

Qu’est ce qui t’as le plus plu tout au long de la semaine ? 

Honnêtement Madrid hahaha ! Mais plus sérieusement, le fait de jouer un rôle tout au long de la semaine. Parce que c’est un peu ça les modélisations, on doit se mettre dans la peau d’un personnage et j’aime juste beaucoup faire ça. 

À qui conseillerais-tu de faire une modélisation ? 

Je pense que tout le monde peut faire des modélisations, mais je conseillerais vraiment ça aux personnes timides qui veulent se donner des objectifs pour affronter leur peur de prendre la parole en public. Et aussi à celles qui s’intéressent aux sciences politiques parce que c’est un super plus à mettre sur son CV quand on veut s’inscrire aux universités.  

Comme le dit Nicole, une modélisation est un lieu d’apprentissage très enrichissant pour les élèves où règne une atmosphère de partage d’idées et de bienveillance. Il ne faut pas oublier les buts principaux des MUN qui sont la découverte de sujets inconnus, la rencontre de nouvelles personnes et la possibilité de sortir de sa zone de confort. Des aspects qui, nous l’espérons, donneront encore plus envie aux élèves de s’inscrire et pour les bonnes raisons.  

S7 EEB1, Malou LARDINAIS-AAYAN.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *