Des nouvelles de la Tunisie

Le vendredi 8 novembre 2019, notre classe, le professeur de mathématiques et quelques autres jeunes intéressés avons eu la chance de rencontrer M. Mohamed Harmel, auteur de la nouvelle qui s’intitule Le Dernier bus. Pendant 2h30, nous avons pu chacun à notre tour lui poser toutes sortes de questions. Nous en avons appris plus sur son pays d’origine, la Tunisie, et sur ses motivations pour écrire, sur son entourage qui l’encourage quand il écrit et sur son inspiration. Pour tout nous expliquer, il nous a aussi fait des schèmas. Puis il y a eu la sonnerie et nous sommes partis en gardant en tête une bonne après-midi, un peu différente des autres.

Mohamed Harmel

Mohamed Harmel est un jeune Tunisien. Le début de sa passion pour les livres commence lorsqu’il participe à un concours d’écriture vers 14 ans. Il a fait des études d’architecture. A travers les plans des maisons, il a découvert qu’il voulait faire de sa passion, l’écriture, son métier. Il écrit des nouvelles et des livres, il a écrit deux romans Les Rêves perdus de Leyla et Sculpteur de masques.

Dès qu’il a envie d’écrire, il écrit sur un sujet au hasard. Il peut écrire de différentes manières : une introduction un paragraphe, un texte et même un récit, un livre ou un roman et au fur et à mesure faire parler son imagination et sa créativité.

L’amour des livres

Mohamed Harmel est devenu écrivain car il avait le besoin d’écrire. C’est grâce à l’architecture qu’il a commencé à écrire des longs récits. Quand il était petit, ses grands-parents lui racontaient des histoires et cela l’a beaucoup inspiré pour lui aussi créer des histoires. Il aime bien écrire des nouvelles au début réalistes puis, à la fin, fantastiques. Tous ses récits sont écrits en français et la plupart du temps, il écrit des histoires de fantômes.

La création d’un livre

Avant la création d’un livre, il commence par dessiner un schéma sur les lieux et les caractères des personnages, pour avoir une idée de son livre. Pendant sa journée d’écriture, il écrit quelques heures puis a besoin de repos pour avoir d’autres nouvelles idées. Mohamed Harmel nous a dit que pour écrire un roman, cela peut durer plusieurs mois ou même une année ou plus. Il a dit qu’une nouvelle demande moins de temps, comme la nouvelle Le Dernier bus. Il écrit depuis l’âge de 14 ans. En grandissant, il a écrit des textes de plus en plus longs. Une journée de travail commence par 2 heures d’écriture, puis une pause, puis 1 heure d’écriture, et ainsi de suite. Quelquefois, il fait un ou deux jours de pause.

Le thème du circuit

Pour Mohamed Harmel, sa nouvelle a un rapport avec le thème du circuit. Le personnage principal fait un footing et cela se répète plusieurs fois. Dans la nouvelle, on trouve plusieurs répétitions comme le bus qui revient chaque soir, ou alors le monsieur qui voit le personnage principal faire son footing tous les jours. Cela s’appelle une boucle ou un circuit.

Les caractéristiques de la nouvelle

Dans le récit Le Dernier bus, on peut retrouver des lieux réels comme Sidi Drift ou Carthage présidence. Grâce à ces détails de la géographie réelle de Tunis, on peut s’ancrer dans le récit. Une autre caractéristique de cette nouvelle est la familiarité avec laquelle les personnes se parlent comme par exemple « ce type ne m’inspire aucune confiance ». La nouvelle commence de manière réaliste, et la fin ne l’est pas. Enfin la musique joue un rôle particulier car elle donne de l’énergie au personnage et rythme le récit.

Le printemps arabe et Mohamed Harmel

Au début du printemps arabe, la plupart des Tunisiens, dont Mohamed Harmel, n’étaient pas au courant de ce qui se passait, notamment à cause de la télévision qui était silencieuse sur ces événements. M. Harmel a découvert que la population manifestait un jour où il s’apprêtait à rentrer chez lui et ses amis lui ont dit « Allez, viens, il va y avoir quelque chose de génial ! » Il les a suivis et il a vu des milliers de personnes sur une place crier « Dégage ! » devant le ministère de l’Intérieur. Il a été impressionné par toutes ces personnes qui criaient ce qu’elles pensaient et c’est ainsi qu’il a découvert le printemps arabe.

Nos impressions

Nous pensons que toute la classe a apprécié sa visite mais le seul inconvénient était sa timidité. Nous avons tous aimé sa nouvelle Le Dernier bus et nous vous recommandons sa lecture. Mohamed Harmel est un écrivain avec beaucoup d’imagination.

Classe de S1FRE / EEB1 Uccle

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