Le smartphone, Terminator de l’éducation ?

L’influence du smartphone a des effets nocifs sur l’éducation. D’accord ou pas ?

« En vogue » est une trop petite manière de qualifier l’influence que revêt le smartphone depuis ces dernières années. Dans la rue, dans les transports, dans les cafés ou même au cinéma, jeunes comme plus vieux restent scotchés à leurs écrans. Certains appellent cette avancée technologique une maladie, d’autres une nécessité. L’épidémie gangrène et va jusque dans nos classes. Les enfants sont tellement affectés par ces outils que ça joue sur leur concentration globale.

“Il n’est plus possible de passer une heure de cours sans qu’il y en ait un qui sorte son joujou”, dit Céline Martin, professeure à l’école Européenne de Bruxelles 1, “et ça commence tôt ! J’ai des petits 1ères (équivalent de 6ème en système français) qui s’abrutissent avec ces bêtises…”. Aux yeux de cette enseignante inquiète, la situation a atteint un stade critique. D’après une étude effectuée par un sociologue collaborant avec Libération, la présence du smartphone durant les heures de révision perturberait la concentration. Sa présence seule !  Même éteint, le réflexe et l’inquiétude subconsciente du “je dois vérifier mes notifications” fait que la concentration décline.

Bien entendu, tous les professeurs ne sont pas du même avis. François Jourde, par exemple, professeur de philosophie dans le même établissement que Céline Martin nous dit :  “C’est une tuerie ce truc, on serait absolument rien sans, nada. Je ne vois pas l’intérêt d’interdire les smartphones en cours. Justement ! Il faut les utiliser pour enseigner aux élèves : aller dans leur direction”. Une baguette magique à la réussite scolaire, le smartphone serait peut-être un outil constructif et pédagogique, et pas un perturbateur diabolique.

Pierre-Gaspard, S6FR

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