Ce qui nous entoure est-il réel ?

« Exister » n’est probablement pas un concept que le cerveau humain peut considérer dans son intégralité, pourtant il l’a fasciné et interrogé depuis sa première pensée.

Se demander si ce qui nous entoure existe, comment il se fait qu’on existe, ou si même nous existons, c’est conceptualiser le fait concret d’« être là ». En réfléchissant à l’existence, on questionne notre caractéristique première, le fait d’être, d’exister, notre place dans l’univers. De la même manière qu’il est difficile d’être certain de l’existence de ce qui nous entoure, nous ne pouvons prouver que nous existons nous-mêmes. Toutefois, le sujet de cet article n’est pas cette dernière question – qui est pourtant intimement liée à notre sujet – elle n’est pas discutée mais mentionnée.

Nos outils de compréhension du monde sont-ils biaisés ?

Une manière de savoir si ce qui nous entoure existe serait de considérer de manière logique les éléments qui nous permettent d’y réfléchir (observation du monde, théories, expériences, etc.) et d’en tirer des conclusions logiques.

Le problème qui émerge est le suivant : pour répondre à notre question, on ne peut que se baser sur ce que l’on connaît déjà. Or, ce n’est qu’avec des points de comparaison venant de l’extérieur de cette dimension de conscience que l’on peut réellement la résoudre. Ainsi, si l’on vivait constamment dans un rêve, il ne nous serait impossible de savoir que nous rêvons, et que nous ne sommes pas dans le monde réel. Nos rêves étant notre seule réalité connue, ils deviendraient pour nous la seule réalité existante. Une personne qui ne fait que dormir, dans un état de rêve constant, et qui n’a jamais connu le réel ne peut comprendre qu’il rêve. Il considère donc ses rêves comme le réel.

Parallèlement, le problème se pose pour nous, si l’on considère l’hypothèse qu’il existe une dimension « plus réelle » que celle où nous nous trouvons actuellement.

Les sens ou l’instinct pour trancher la question ?

Suivant le raisonnement présenté précédemment, il n’est donc pas possible de savoir si ce qui nous entoure existe ou non en faisant preuve de logique ; notre opinion serait biaisée de toute façon, influencée par les observations et les conclusions faites à partir seulement de ce que l’on connaît.

La logique de côté, ne nous reste donc plus que les sens et l’instinct comme accès à la vérité.

Que nous indiquent donc les sens ? Ils nous informent des faits suivants : nous voyons, sentons, entendons, goûtons, touchons, ce qui nous entoure. Si l’on se fie à nos sens, nous existons donc, car nous sommes capables de percevoir toutes ces choses. Pourtant, si l’on en croyait nos sens, nos rêves où l’on voit et entend seraient réels. Les sens ne sont donc pas des outils fiables.

La dernière option non vue et celle qui clôt cet article est l’instinct. Peut-être que l’humain n’aurait pas la capacité de comprendre pourquoi on existe ou non, mais à la manière dont les premiers hommes ont été guidés à nourrir leurs besoins primaires, à se protéger du danger, à trouver de la nourriture et à survivre, l’instinct nous guide pour comprendre le monde.

Ce qui nous entoure est-il réel, existe-t-il ? La réponse est donc propre à chacun, et à ce que notre instinct nous apprend. C’est donc à la personne qui lit cet article de répondre selon ce que son instinct lui dicte.

Bérénice Valli / S5FRC / EEB1 UCCLE

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