MFGNU 2022 : les débats sont lancés

Du 4 au 6 février, les délégué.e.s qui participent à la dixième édition du MFGNU, le « Modèle francophone grenoblois des nations unies » organisé par l’Externat Notre Dame à Grenoble, se connecteront virtuellement (comme en 2021) pour représenter leurs pays et confronteront leurs opinions et solutions à propos de la question des libertés et de la démocratie, le thème transversal de cette année. « Toutes les voix comptent » nous dit la page d’accueil du MFGNU. Malheureusement, à cause de la crise sanitaire du COVID-19, et des restrictions prises par le gouvernement, les participant.e.s venu.e.s de l’Ecole européenne de Bruxelles 1 ne pourront pas rencontrer leurs pairs sur place à Grenoble où aurait dû se tenir cette nouvelle édition du MFGNU.

Les thèmes qui seront abordés

Les délégués se sont vu attribuer leurs comités et les questions qui seront discutées lors des rencontres virtuelles. À la suite de la publication des questions, les délégués ont écrit un TPG (thématique de politique générale) répondant aux différentes problématiques liées au thème général. Au sein du Conseil de sécurité, les délégué.e.s évoqueront les différentes solutions pour s’assurer que, même dans des pays en guerre, chaque voix soit écoutée et respectée de manière démocratique. Au sein du comité UNESCO (United Nations Educational Scientific and Cultural Organization), les délégué.e.s discuteront de la question de savoir comment encourager les jeunes adultes à s’engager en politique. Une des questions posées au Comité des droits humains (en anglais ou en espagnol) est : dans quelle mesure la voix des minorités peut-elle être prise en compte ? La liste complète des comités et des questions qu’ils aborderont au cours du MFGNU est publiée sur le site officiel de l’événement : Comités et leurs sujets | MFGNU

La Turquie

Cette semaine, quelques délégué.e.s de l’EEB1 ont bien voulu accorder des entretiens aux journalistes de l’Ecole. La Turquie est représentée par les délégués de EEB1 dans trois comités différents. Il s’agit de l’UNESCO, les Droits de l’Homme en anglais et les Droits de l’Homme en espagnol. La solution proposée par la Turquie à l’UNESCO pour atteindre et favoriser l’engagement des jeunes en politique est d’utiliser les nombreux réseaux sociaux disponibles. « La Turquie veut convaincre la jeunesse turque que le gouvernement entend ses doléances et a la volonté de les résoudre. »

Selon le délégué de la Turquie, au sein du comité des Droits humains en anglais, depuis l’attaque terroriste du 11 septembre 2001 à New York, l’islamophobie est en nette augmentation, notamment dans les pays occidentaux. La Turquie est fière de la différence culturelle présent sur son territoire, ses représentants pensent que c’est important que les groupes ayant des pensées différentes puissent vivre harmonieusement et en paix. C’est pourquoi, les représentants turcs veulent que toutes les minorités se sentent intégrées dans la société d’aujourd’hui. Le comité des Droit humains en espagnol est d’accord avec l’idée que toutes les voix doivent être écoutées. « Il est important d’écouter les minorités », il ne faut pas uniquement écouter la majorité de celle-ci. Donner la voix à ces minorités est la priorité absolue de la Turquie.

Ce ne sera pourtant pas une mince affaire de convaincre les autres délégations de la sincérité des délégué.e.s turcs : en effet, aujourd’hui la liberté d’expression est largement remise en cause dans ce pays qui affiche le triste record du plus grand nombre de journalistes incarcérés au monde (voir Amnesty International sur ce sujet) ; et la minorité kurde (environ 15 % de la population) est systématiquement persécutée par le régime actuel qui cherche même à interdire le HDP, principal parti kurde d’opposition dont de nombreux députés sont aujourd’hui en prison.

Valentina Maclean, S5 EEB1

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